Slow travel : voyager plus durablement

Ralentir pour préserver la planète : tel est le but premier du slow travel. En changeant notre façon de voyager : en optant pour différents moyens de transports, hébergements, activités, c’est l’expérience du voyage en elle-même qui change. Alors comment adopter cette manière plus durable de voyager ? Ethikalia te laisse le découvrir.

Qu’est-ce que le slow travel ? 

Le slow travel ou slow tourisme signifie littéralement “voyager lentement”. Il s’agit alors de voyager différemment de ce que nous connaissons aujourd’hui : sans se précipiter, sans accumuler les visites, en se laissant porter et en prenant le temps de nous imprégner de la culture du pays visité.

Les émissions de gaz à effet de serre causées par les transports ont une grande part de responsabilité dans le réchauffement climatique. Selon une étude menée par le Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), les transports sont la première source de pollution en France (29%). 

Ce constat alarmant a poussé de nombreuses personnes à changer leur manière de voyager : de plus en plus de gens ne veulent plus prendre l’avion par exemple, et privilégient des moyens de transports plus écologiques. D’ailleurs les vols en avion sont responsables de 2% de la pollution mondiale.

Le slow travel nous invite donc à revoir nos moyens de transports, les hébergements pour lesquels nous optons, ainsi que notre façon de consommer sur place. 

Comment on fait en pratique ? 

On prend son temps !

Il n’y a rien de plus agréable que d’explorer une destination à son rythme. Au début c’est extrêmement déroutant de ne pas prévoir grand chose, surtout quand on est du genre à avoir besoin de contrôle. Néanmoins, en vous laissant une marge de liberté, vous vous rendrez très vite compte que le voyage prend une toute autre dimension quand on se laisse porter. On découvre des choses qu’on n’aurait probablement jamais vues, on rencontre des gens… La posture de “disponibilité” dans laquelle on est fait qu’il peut se passer des choses incroyables.

On opte pour des moyens de transports plus écologiques

Prendre le train, le bus, ou le vélo au détriment d’un avion a du bon. Certes, on va moins vite, mais on prend davantage le temps d’arriver à notre destination. Bien souvent, passer d’un point A à un point B en seulement 7 heures d’avion peut être extrêmement violent : le décalage horaire, le choc culturel… Alors qu’en adoptant des moyens de transports plus écologiques, la transition se fait de manière plus progressive, le corps et la tête ont le temps de se préparer à ce qui nous attend à l’arrivée. 

On choisit des logements locaux

Quand on choisit notre hébergement, il est primordial de se demander à qui l’on souhaite donner notre argent. Quand on est dans une démarche de slow travel, on essaie au maximum de donner notre argent à la population locale. On veille alors à dormir dans des guest-house, des auberges de jeunesse ou même chez l’habitant. Le tout est d’éviter de dormir dans de grandes chaînes d’hôtels nationales ou internationales. 

Louer un appartement peut aussi fonctionner, à condition de le louer impérativement à des locaux. 

On veille à notre consommation sur place

Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas une ville ou un pays qu’il faut opter pour la solution de facilité et faire les courses au supermarché. N’hésitez pas à repérer les marchés locaux, et surtout à demander aux habitants de l’endroit où vous vous trouvez où acheter à manger. Il n’y a rien de tel que l’avis des gens qui vivent sur place pour connaître les meilleurs plans. C’est la même chose pour les restaurants, n’hésitez pas à demander aux locaux quelles adresses ils préconisent, vous pourrez aussi trouver de super bonnes adresses sur des guides ou des sites internet. 

Une petite inspiration slow travel :

Pourquoi opter pour cette façon de voyager ? 

On ne part plus en « vacances », on vit une véritable aventure

En étant dans une démarche de slow tourisme, le voyage prend un tout autre sens. Aujourd’hui beaucoup de gens assimilent le voyage à une liste de pays à cocher au fur et à mesure : on prévoit un maximum de choses en un minimum de temps, on veut aller vite et tout faire, on s’empresse de visiter les lieux les plus touristiques… Bienvenue dans l’ère du fast travel. 

En optant pour le slow travel, le voyage prend une toute autre tournure : il se transforme en une véritable expérience, une aventure. C’est ce qui est magique. 

On s’immerge dans la culture locale

En se logeant et en se nourrissant au plus près des locaux, on a davantage de chances de nouer des liens avec eux, et donc de découvrir davantage la culture locale. N’est-ce pas ça finalement la plus grande richesse d’un voyage : partir à la rencontre d’une culture différente de la sienne ? Si ce n’est pas le cas, autant rester chez soi ou bien voyager mais tout en restant dans son pays. 

On chasse le stress

Ralentir le rythme fait un bien considérable ! Va-t-on vraiment en voyage pour avoir un rythme de vie effréné, se stresser afin d’avoir le temps de tout faire ? Ce serait dommage. Être dans une démarche de slow tourisme implique de ralentir, donc freiner le rythme permet de réduire le stress. 

On se reconnecte à l’instant présent

Si on se laisse davantage porter, en laissant notre intuition et les rencontres faites en chemin nous guider, on se reconnecte complètement à l’instant présent : on est là, dans l’ici et maintenant, ouverts à toutes les opportunités qui se présenteront à nous. 

On observe davantage, on contemple, et cette façon de voyager est tout simplement magique.

On réduit notre impact sur l’environnement

Adopter tous ces petits changements dans notre manière de voyager réduit grandement notre empreinte carbone, inutile de développer ce point puisque cela fait sens. Toujours est-il que c’est un argument de taille en faveur du slow travel, alors autant le rappeler.

Les inconvénients du slow travel

Voyager lentement implique de faire des choix et des concessions.

Il est nécessaire de définir tout de suite les lieux à visiter, surtout si vous n’avez pas beaucoup de temps devant vous. Ce n’est pas toujours facile d’accepter de ne pas parcourir tout ce qu’on aurait voulu, mais dans le slow travel c’est la qualité à la quantité qui sera privilégiée.

Ce n’est pas évident à mettre en pratique quand on a peu de temps devant soi, mais au final ça vaut vraiment le coup. 

Même si vous n’arrivez pas à mettre en place tous les points cités précédemment d’un coup, prenez votre temps et allez-y petit à petit.


Une chose est sûre, changer nos habitudes de voyages est aussi devenu une nécessité. Laissons de côté le fast travel, et adoptons tous une démarche slow travel.

Sélection de documentaires pour réfléchir aux enjeux écologiques actuels

Ethikalia revient avec un article pour te faire découvrir des films documentaires qui t’aideront à alimenter tes réflexions autour des enjeux écologiques et actuels. Aujourd’hui, il est nécessaire que nous nous intéressions à ces sujet qui nous concernent tous.

Next : la web série sur la collapsologie

Réalisateur : Clément Montfort, France, 2017

Suite à l’ouvrage Comment tout peut s’effondrer ? publié par Pablo Servigné et Raphaël Stevens en 2015, un nouveau courant intellectuel est né : la collapsologie. On l’appelle aussi « science de l’effondrement de notre civilisation« .

En 2017, Clément Montfort a alors lancé une web série documentaire nommée Next pour découvrir le vaste univers et les idées des collapsologues. Cette web série permet de comprendre cette science et peut-être ce qui attend notre civilisations dans les années à venir. C’est un sujet fascinant parfaitement abordé dans Next.

Pas de bande-annonce, mais directement l’épisode 1 que tu peux retrouver sur YouTube (et les suivants aussi d’ailleurs) :

Avant le déluge

Réalisateur : Fisher Stevens, Etats-Unis, 2016

Ce documentaire National Geographic a été réalisé par Fisher Stevens et Leonardo DiCaprio. Messager de la Paix pour les Nations Unies concernant la question des changements climatiques, Leonardo DiCaprio va à la rencontre de personnes aux quatre coins du monde pour discuter de ces enjeux. Avant le déluge nous informe quant à la manière dont la société peut lutter contre la disparition des espèces en voie d’extinction, d’écosystèmes et de communautés autochtones à travers le monde.

Trashed

Réalisateur : Candida Brady, Etats-Unis, 2016

Trashed suit encore une fois le voyage à travers le monde de l’acteur Jeremy Irons. L’homme va à la rencontre de scientifiques, de politiciens et de gens ordinaires dont la santé et le mode de vie ont été indéniablement impactés par cette pollution. L’objectif de ce documentaire est d’étudier les effets causés par les déchets sur l’environnement et notre santé (d’où le titre Trashed), mais également de montrer qu’il existe des alternatives pour lutter contre cela.

Il était une forêt

Réalisateur : Luc Jacquet, France, 2012

Lorsque Luc Jacquet, filmant la nature et le monde animalier depuis des années, et Francis Hallé, botaniste ayant passé sa vie en forêt à observer la nature, se rencontrent, ça donne ça : Il était une forêt. Ce documentaire qui invite le spectateur à la contemplation est une merveille. Nous assistons à la naissance d’une forêt tropicale de toute pièce, d’une manière on ne peut plus poétique. C’est un documentaire qui rappelle l’importance de préserver chaque parcelle de notre magnifique planète.

Des abeilles et des hommes

Réalisateur : Markus Imhoof, Suisse, 2012

Des abeilles et des hommes est un documentaire qui traite d’une crise sans précédent qui touche les abeilles. Déjà en 2012, cela faisait quelques années que les abeilles n’allaient pas bien : en seulement quinze ans, 50 à 90% des abeilles avaient disparus. Ce film documentaire nous aide à nous rappeler à quel point les abeilles sont essentielles : sans elles, nous ne pourrions pas vivre.

En quête de sens

Deux amis ayant besoin de réponses : voici la phrase qui représente bien ce documentaire. Ce n’est ni un film environnemental, ni un film de voyage, ni réellement fictionné, il s’agit presque d’un voyage intérieur d’une génération à la recherche de sagesse et de bon sens. En quête de sens est un documentaires dont les enseignements sont nombreux et profondément inspirants. À voir de toute urgence, il vous fera nécessairement vous questionner quant aux enjeux environnementaux et sociétaux actuels.


Il y a bien entendus de nombreux documentaires qui n’ont pas pu être cités dans cet article. Je t’invite à les partager sur le compte instagram d’Ethikalia si certains t’ont marqué.e, je suis persuadée qu’ils inspireront aussi d’autres personnes.

Opter pour une alimentation biologique, forcément mieux ?

Dans cet article, découvre les avantages mais aussi les parts d’ombres des produits issus de l’agriculture biologique. Tu verras qu’opter pour une alimentation biologique a du sens , à condition que la démarche soit raisonnée : ce qui est biologique n’est pas nécessairement parfait, et opter pour des alternatives s’avère parfois plus éthique.

Les avantages de la consommation bio

La protection de l’environnement

Acheter des produits biologiques, c’est soutenir une façon de faire plus durable que l’agriculture conventionnelle. Les pratiques effectuées en agriculture bio sont plus respectueuses des sols : elles veillent au maintien de la fertilité, de la structure naturelle des sols… La qualité de l’eau est aussi préservée grâce à la non utilisation des produits chimiques les plus toxiques. Les abeilles, les libellules, les amphibiens et tous les autres êtres vivants menacés par ces substances sont également préservés.

Un atout pour notre santé et celle des agriculteurs

L’exposition aux pesticides peut avoir des conséquences désastreuses sur notre santé. Les premiers impactés sont bien évidemment les agriculteurs puisqu’ils sont directement en contact avec ces produits, mais nous aussi consommateurs sommes exposés. Si des pesticides sont utilisés au moment de la production, alors ils se retrouvent dans nos assiettes. Attention, l’agriculture biologique n’est cependant pas parfaite puisqu’elle autorise l’utilisation de certains pesticides : on y reviendra en deuxième partie. D’ailleurs, l’utilisation d’OGM est formellement interdite ; le seuil est de 0,9%, chiffre techniquement inévitable.

La redécouverte du goût des aliments

Ce n’est pas automatique, mais ça arrive très régulièrement (à condition bien-sûr d’acheter des produits biologiques de qualité).

Si tu achètes tes fruits et légumes à un maraîcher qui fait du bio proche de chez toi, tu seras très probablement surpris.e par le goût de aliments. Plus les aliments se seront gorgés de soleil, plus ils seront riches en nutriments et en goût. Elle n’est pas merveilleuse la nature ? Je suis persuadée que si toi aussi tu penses à ces savoureuses tomates d’été, celles qui ont du goût, tu seras d’accord avec moi.

Attention, biologique ne veut pas dire parfait

Gare aux labels

On aura l’occasion d’en reparler, mais les labels ne sont pas toujours un gage de meilleure qualité. Tu remarqueras qu’aujourd’hui de plus en plus de produits sont dotés de certifications en tous genres. D’ailleurs, tous les labels n’ont pas le même cahier des charges… C’est pourquoi, à défaut d’avoir une confiance aveugle en tous les labels, je t’invite à systématiquement analyser l’étiquette composition et origine de ce que tu achètes dans le cas des produits transformés. Si ce sont des produits bruts, renseigne-toi sur le label qui les certifie. Un post a été publié à ce sujet sur le compte instagram d’Ethikalia, mais on en reparlera également sur le blog.

Une culture intensive, sous serre, délocalisée

Les labels bio n’exigent ni une origine locale, ni une saisonnalité. C’est pourquoi, rien n’empêche les producteurs de recourir à la culture sous serre, intensive, ou bien à la délocalisation de leurs productions.  Les produits issus de l’agriculture biologique ont quelques fois les mêmes torts que ceux que l’on reproche à l’agriculture conventionnelle intensive.

L’utilisation de certains pesticides

Comme évoqué dans la partie précédente, l’agriculture biologique autorise l’utilisation de certains pesticides : la seule condition est qu’ils doivent être issus de sources naturelles. Cela ne veut pas qu’ils ne présentent aucun danger pour l’environnement. Cependant, leur utilisation est limitée et présente des conséquences moins désastreuses que l’emploi de produits phytosanitaires chimiques.

Si le sujet t’intéresse, j’écrirai peut-être un article plus détaillé sur l’agriculture biologique. En faisant mes recherches, j’ai trouvé le sujet passionnant.

Consommer bio, oui, mais de manière raisonnée

Si tu n’as pas d’autres choix que de faire tes courses en grande distribution, alors opter pour le bio semble être mieux, oui. Toutefois, en dehors des supermarchés je voudrais nuancer ce propos. Il existe d’autres alternatives dont je voudrais te faire part.

Favoriser l’achat direct et les produits locaux

Opter pour des produits de proximité en achat direct (producteurs, marchés) semble être une superbe alternative. S’ils sont cultivés durablement, sans traitement, ou dans le respect des principes de l’agriculture biologique, c’est le TOP. C’est également la façon la plus adaptée de se procurer des aliments sains moins chers tout en rémunérant le producteur au juste prix puisqu’il n’y a pas d’intermédiaires.

Le sans traitement

La mention « sans traitement » se démocratise aussi de plus en plus. C’est d’ailleurs le cas chez bon nombre de producteurs ou revendeurs de produits directement issus de la ferme (et même en grandes surfaces). Certes, ces aliments ne sont pas issus de l’agriculture biologique, mais ils ont au moins le mérite d’avoir été cultivés sans aucun traitement. Pas mal, non ?

Faire preuve de bon sens

Je t’invite comme d’habitude à surtout faire preuve de bon sens dans ta façon de consommer. Entre acheter des produits biologiques issus de la grande distribution et consommer des aliments « sans traitement » du producteur de la ville d’à côté : qu’est-ce qui est le mieux ? La deuxième option, sans aucun doute.

N’oublie pas que rien n’est parfait, ta façon de consommer n’a pas à l’être non plus, essaie simplement de faire au mieux. Et pour pouvoir faire au mieux, il est nécessaire de réfléchir, de faire preuve de bon sens quant à sa façon de consommer. C’est aussi simple que ça.

Alors parfois tu ne consommeras pas d’aliments biologiques, et c’est parfaitement ok. Au lieu de ça tu opteras pour des produits cultivés et fabriqués plus proches de chez toi, tu rémunèreras au juste prix les producteurs et soutiendras les commerces de proximité.


Tu l’auras compris, dans la vie rien n’est ni tout blanc, ni tout noir : il existe entre les deux une infinité de nuances de gris. J’espère que cet article t’auras plu.


Quelques ressources intéressantes pour aller plus loin

« Félix Noblia teste des pratiques agricoles alternatives » – Brut – YouTube
« Ces fermes familiales qui nourrissent la planète » – Brut – YouTube
« Cuba : le secret de l’île bio » – ARTE – YouTube

Les nouveaux métiers du développement durable

La situation actuelle liée à la crise sanitaire est compliquée pour beaucoup : elle nous pousse à questionner notre présent, mais aussi notre avenir commun. Découvrir des métiers du développement durable (encore méconnus pour beaucoup) peut redonner de l’espoir si on ne sait plus trop où on en est, qu’on est en quête de sens, ou que l’on est éco-anxieux. De belles choses existent, et c’est important d’en parler. Découvrons ensemble quelques nouveaux métiers du développement durable !

Une introduction s’impose

Après le confinement, beaucoup de gens ont remis en question leur carrière professionnelle, et ont décidé de se tourner vers des métiers plus verts : une étude datant de 2019 rapporte qu’un français sur cinq ne perçoit ni l’utilité ni le sens de son travail, et 18% des français auraient l’impression d’occuper un “bullshit job”. Suite au premier confinement, qui a déclenché une crise existentielle pour beaucoup d’entre-nous, certains ont décidé de prendre les choses en main. Sans doute en quête de sens, dans une volonté de se sentir utile et de contribuer au bien de la planète, beaucoup se tournent aujourd’hui vers le secteur du développement durable. C’est un domaine en plein essor, qui voit naître beaucoup de nouveaux métiers, encore méconnus pour certains. 

C’est parti pour la découverte de ces jobs prometteurs. J’ai dû écourter les propos pour expliquer en quelques mots en quoi chaque métier consiste pour ne pas écrire un article trop long (et donc indigeste pour toi). L’idée est que tu découvres des métiers en surface, et que tu fasses des recherches plus approfondies sur ceux qui t’intéressent. 

Les métiers de l’énergie

Energy manager 

Mission(s) : réduire la consommation énergétique et améliorer la performance de son entreprise ou de son client. C’est un métier de terrain, adapté à un profil technique, puisque l’energy manager est constamment en quête de fuites d’énergie et doit proposer des solutions pour réaliser des économies d’énergie.

Consultant.e green IT

Mission(s) : alléger la consommation énergétique des appareils électroniques, optimiser la durée de vie du matériel, réduire les déchets… Le ou la consultant.e green IT, qu’il.elle soit intégré.e à une entreprise ou non, propose des outils et une méthodologie spécifique à ses clients afin qu’ils réduisent leur empreinte carbone. Ses missions varient en fonction des besoins. C’est un métier plutôt technique.

Technicien.ne de maintenance (éolien, méthanisation, biomasse, …)

Mission(s) : ce métier consiste à entretenir les diverses machines (cela dépend du domaine) afin d’éviter qu’elles ne tombent en panne. Si un problème survient, le ou la technicien.ne est chargé.e d’intervenir rapidement afin de comprendre d’où vient la panne, et procéder aux changements nécessaires pour y remédier.

Ingénieur.e spécialisé.e (énergie solaire, géothermie, hydromécanique, hydroélectrique…)

Mission(s) : en réalité les missions dépendent de la spécialité de chaque ingénieur ainsi que des besoins de l’entreprise. Par exemple, un.e ingénieur.e en énergie solaire est chargé.e de défendre les énergies renouvelables, et de rentabiliser le rayonnement solaire par la technique du solaire thermique ou photovoltaïque. De façon générale, il ou elle porte bien souvent deux casquettes : celle du technicien (car ce sont des connaissances nécessaires) mais également celle du scientifique.

Ingénieur.e R&D dans un domaine spécifique 

Mission(s) : un.e ingénieur.e en recherche et développement est globalement chargé.e d’innover. Son travail consiste à partir d’un produit/besoin existant (ou parfois de zéro, cela dépend) et de trouver un angle d’amélioration. C’est un métier synonyme d’innovation constante. Encore une fois, ceci est la représentation générale du métier, les missions précises dépendent de la spécialisation et des entreprises. 

Les métiers de la communication durable et RSE

Responsable ou Consultant.e RSE et développement durable 

Mission(s) : imaginer la stratégie RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et encourager la transformation des entreprises. Le métier consiste à mettre en place des actions de développement durable pour l’organisation afin de braver les problématiques sociales, environnementales et éthiques. C’est un métier stratégique, demandant des connaissances solides dans le secteur.

Chargé.e de communication en développement durable 

Mission(s) : la question du développement durable occupe désormais une place cruciale dans la stratégie des entreprises. La communication responsable est donc devenue incontournable : elle consiste à intégrer la dimension éthique et écologique dans la stratégie de communication de l’organisation afin de l’aider à adapter ses contenus

Les métiers de l’agro-écologie 

Chargé.e de certification Agriculture Biologique 

Mission(s) : il ou elle travaille pour des organismes certificateurs et est chargé.e de vérifier des rapports d’inspection, d’analyser la conformité des clients, émettre les documents de certifications, et de suivre la clientèle.

Permaculteur.trice

Mission(s) : le métier consiste à mixer et croiser les principes écologiques et les méthodes traditionnelles d’agriculture afin de cultiver tout en maintenant des écosystèmes naturels et diversifiés. Le ou la permaculteur.trice a également pour but d’optimiser les systèmes de production agricoles.

Consultant.e en agro-écologie

Mission(s) : le ou la conseiller.e en agriculture durable a pour objectif d’aider des agriculteurs à mettre en place des pratiques agricoles respectant l’environnement ainsi que les attentes de la société. Il ou elle les conseille afin qu’ils améliorent leurs modes de productions, la qualité de leurs produits, ainsi que la diversité de leurs services… Les missions dépendent des besoins des clients, mais il est nécessaire pour le consultant d’avoir des connaissances solides en matière d’agriculture et d’écologie.

D’autres métiers 

Ingénieur.e forestier 

Mission(s) : il ou elle est le gérant.e des projets d’aménagement et d’exploitation de la forêt, en garantissant le respect de l’environnement. L’ingénieur.e est globalement chargé.e d’élaborer des plans de gestion de la forêt sur plusieurs années. C’est un métier de terrain, dont les missions restent très variées.

Acheteur.se durable, Responsable des achats durables 

Mission(s) : l’acheteur.se durable, qu’il soit responsable ou non, est chargé de faire des achats ou bien d’organiser la politique des achats d’une société en considérant les problématiques environnementales. Il ou elle doit connaître le marché, savoir négocier, acheter.


J’espère que cet article t’aura plu même s’il n’a passé en revue QUE quelques-uns des nouveaux métiers (oui, il y en a PLEIN d’autres). N’hésite pas à me faire des retours sur les réseaux sociaux, et à partager sous mes posts d’autres métiers que je n’aurais pas cités : ce sera ta manière d’inspirer les autres. 

Je pensais aussi éventuellement écrire un article sur les métiers de ce domaine qui existent depuis longtemps, et les études/formations permettant de déboucher sur ce type de jobs. Je sais à quel point la situation actuelle a un impact sur les étudiants, et que beaucoup ne se retrouvent plus du tout dans ce qu’ils font. Alors si ça peut t’aider ou aider l’un.e de tes proches, fais-le moi savoir. 

A très bientôt dans un nouvel article.

L’éco-anxiété, ou le mal-être causé par la crise climatique

As-tu déjà entendu parler d’éco-anxiété ? Ce trouble anxieux causé par le désordre climatique et tout ce qu’il engendre ? Si tu es sensible à la cause écologique, tu as très probablement dû passer par ce genre d’états : sentiment d’impuissance, de culpabilité, l’impression de ne jamais en faire assez, des difficultés à se projeter dans l’avenir devenu si incertain… Alors ça te donne un petite aperçu de quoi il s’agit. Dans cet article, Ethikalia t’explique ce qu’est l’éco-anxiété, comment elle se manifeste, et surtout comment vivre avec.

Qu’est-ce que l’éco-anxiété ? 

L’éco-anxiété est tout simplement une sensibilité accrue à la cause environnementale, suscitant une terrible angoisse chez celles et ceux qui en sont atteints. Le dérèglement climatique est une grande source d’inquiétudes pour certains, à tel point qu’il peut engendrer bien des maux.

Depuis quelques années, le terme “éco-anxiété” aussi connu sous le nom de “solastalgie”, se démocratise de plus en plus. Certains thérapeutes ne sont pas pour ces appellations car ils dénoncent un phénomène de mode qui survient ces dernières années, ils préfèrent alors parler de “souffrance écologique”. Libre à chacun.e de choisir la terminologie qu’il souhaite, toujours est-il que l’anxiété générée par la situation écologique est réelle et peut avoir un impact considérable sur notre santé mentale

Comment se manifeste-t-elle ?

Les symptômes de l’éco-anxiété ne sont autre que des angoisses, du stress, voire un état dépressif. Si la souffrance devient trop forte, elle peut se manifester par des crises d’angoisses, des crises de larmes, des insomnies… Ceux qui en sont atteints se sentent démunis face à l’urgence climatique, sont inquiets quant à ce que leur réserve l’avenir, se sentent coupables de ne pas pouvoir faire plus… Bref, tu l’auras compris, cette pression monstre qui pèse sur leurs épaules est à l’origine d’un profond mal-être.

Malheureusement, l’éco-anxiété n’est pas toujours diagnostiquée en tant que telle. Certains médecins sont sceptiques quant au fait que le mal-être d’un individu puisse uniquement provenir d’un désordre environnemental ; pour ceux qui affirment cela il y a nécessairement autre chose de sous-jacent. Il faut espérer qu’avec les années les choses se préciseront grâce aux professionnels spécialistes du sujet.

Tu as peut-être déjà traversé des phases où toi aussi tu te sens démuni.e quand tu penses à ce qu’il se passe dans le monde. Mais si tu sens que ce sentiment perdure, et qu’il est à l’origine d’un profond mal-être qui s’installe en toi, il est alors important que tu en parles autour de toi et que tu te fasses aider au besoin.

Comment faire face à cette peur engendrée par l’urgence climatique ? 

Ne t’en fais pas, tu n’es pas seul.e et il y a plein de choses que tu peux mettre en place pour lutter contre cette éco-anxiété.

Le meilleur moyen de combattre ce mal-être est probablement la reconnexion à la nature. Faire des balades en forêt, en bord de mer, faire de la randonnée… Ce genre de moments contribuent à t’extraire de ce flux d’informations anxiogène dans lequel tu te trouves. Car oui, si tu souffres d’anxiété c’est très probablement parce que tu croules sous un tas d’informations qui ne cessent de te rappeler à quel point la planète va mal. Il est alors plus que nécessaire de décrocher pour se rapprocher de cette nature que tu aimes tant. Recommence à la contempler, ça t’aidera sans aucun doute à aller un peu mieux.

Pour apaiser ton esprit, tu peux aussi parler de ces problématiques environnementales et de ce qui te tracasse avec tes proches. Tout le monde étant concerné par l’avenir de notre planète (enfin, en théorie, parce qu’en pratique ce n’est pas encore ça), tu te rendras très vite compte que tu n’es pas seul.e à être angoissé.e par ce qui se passe dans le monde.

Veille aussi à lâcher-prise autant que possible. Intellectuellement, mais aussi émotionnellement. Tu ne peux pas porter toute la souffrance du monde sur tes épaules, essaie donc de faire preuve de bienveillance vis à vis de toi-même, de ne pas culpabiliser ni t’hyper-responsabiliser.

S’engager est aussi une solution de taille afin de lutter contre l’éco-anxiété. Tu peux être bénévole au sein d’une association, d’une ONG, ou même t’impliquer dans ta commune pour te battre pour la cause environnementale. Tu mettras ainsi ton énergie dans cet engagement et non pas dans la création et l’alimentation d’angoisses qui te bouffent la vie. Tu peux aussi plus simplement te montrer engagé.e au sein de ton foyer, en essayant de mener un mode de vie plus respectueux de la planète. Alors certes, « ce n’est peut-être pas comme ça que l’on sauvera la planète » comme beaucoup disent, mais au moins tu fais ta part, et c’est déjà super.

Tu l’auras compris, le tout est de trouver un juste milieu entre le fait qu’il y a effectivement une urgence climatique et qu’il faut se battre pour changer la donne, mais pas au détriment de notre santé mentale. Il faut donc être engagé, responsable, tout en se protégeant notamment en prenant un peu de recul.

Il y a bien d’autres moyens de faire face à l’éco-anxiété (qui nous pend au nez à tous si on se laisse envahir par tout ce que nous voyons et entendons) ! Je te laisse quelques ressources afin que tu puisses creuser le sujet à ton tour, et que tu te fasses ta propre idée sur la question.

Quelques ressources intéressantes

  • Livre : L’éco-anxiété : Vivre sereinement dans un monde abîmé, de Alice Desbiolles
  • Vidéo : “L’éco-anxiété face à la catastrophe écologique”, Le Média, discussion avec Alice Desbiolles
  • Vidéo : “Effondrement et Eco-anxiété (Pablo Servigne x Soif de Sens) “, Pierre Chevelle

J’espère que ce nouvel article réflexif t’aura plu, et qu’il alimentera tes propres réflexions. À très bientôt pour un prochain article.

Comment concilier ses convictions écologiques et son amour pour la mode ?

Tu n’es pas sans savoir que l’industrie du textile est extrêmement polluante. Au premier abord, il semble difficile de mener un mode de vie écoresponsable quand on aime les vêtements, alors que pourtant… Dans cet article on va te montrer qu’il est possible de concilier son goût pour la mode tout en limitant son impact sur la planète. On espère pouvoir t’aider à transformer petit à petit ton placard en garde-robe responsable.

La fast fashion et ses conséquences désastreuses

Malheureusement, l’industrie de la mode est devenue l’une des plus polluantes, et on le constate à travers chaque étape du cycle de vie d’un vêtement. Si cette thématique t’intéresse, la vidéo suivante devrait te plaire. Les faits sont clairs, les chiffres précis… On te laisse te faire ta propre idée sur le sujet.

Une chose est sûre, le bilan est consternant. S’il y a bien une chose à retenir, c’est que notre surconsommation de vêtements a des conséquences indéniables sur la planète :

  • La production des matières premières est nocive pour l’environnement : elle demande de grandes quantités d’eau, de pesticides, et engendre d’importantes émissions de gazs à effet de serre
  • La transformation des matières premières consomme également une quantité d’énergie mirobolante, sans parler des produits nocifs et toxiques (chrome hexavalent, formaldéhyde, amines…) nécessaires à cette modification.
  • Le transport du vêtement est lui aussi à l’origine de la pollution : une pièce parcourt en moyenne 65000 kilomètres avant d’arriver entre les mains du consommateur, je te laisse donc imaginer la quantité de CO₂ qui se propage dans l’air.
  • Le lavage n’est pas non plus sans conséquences, puisque de nombreuses particules de micro-plastiques se déversent dans l’eau après chaque passage en machine et finissent dans l’océan.
  • Enfin, la partie recyclage du vêtement n’est pas des plus optimales : 20% des vêtements seulement sont recyclés, le reste finit au sein de décharges ou est incinéré.

Tu l’auras compris, l’industrie du textile a encore des progrès à faire. Mais en attendant, sache qu’il y a des alternatives afin d’éviter de contribuer à cette machine infernale. Voici sans plus attendre les solutions qu’on t’a dégotées !

Les alternatives écologiques pour une mode responsable

Les marques écoresponsables et éthiques

La première solution que l’on te propose consiste à acheter uniquement des vêtements de marques éthiques et écoresponsables, veillant au bien-être des humains et de la planète. We dress fair a élaboré une liste de marques s’inscrivant dans cette lignée.

Néanmoins, c’est l’option la plus onéreuse puisque généralement acheter des vêtements issus de la mode durable coûte plus cher. Mais c’est le juste prix. Malheureusement, la fast fashion nous a toutes et tous habitués à nous procurer des vêtements pour trois fois rien, c’est pour cela que le coût des vêtements éthiques nous paraît tout de suite exorbitant.

La seconde main

Pas de panique, il existe tout de même des solutions beaucoup plus accessibles pour notre porte-monnaie (et heureusement). Pourquoi acheter neuf alors qu’on peut se procurer des vêtements en très bon état à prix abordable ?

Les leaders en termes de seconde main sont sans aucun doute les friperies, et bien entendu l’application Vinted. Le plus difficile pour la majorité des gens est d’accepter de ne pas porter du neuf, mais on s’y fait. En plus de ça, il n’est pas rare de trouver des articles jamais portés tant en friperies que sur Vinted, donc tu n’as aucun soucis à te faire là-dessus si c’est ce qui te freine.

La seconde main est le meilleur des compromis : tu trouveras nécessairement chaussure à ton pied, à un prix sans doute plus doux, tout en ne contribuant pas à la surconsommation. Tu fais ainsi une faveur à la planète, aux autres humains et à toi-même.

La location de vêtements

On aime beaucoup ce concept innovant qu’est la location de vêtements. Notre coup de coeur va à ces 3 sites internet qui proposent ce service :

  • Le Closet
  • Possible
  • Les apprêtés

Pour t’expliquer brièvement comment ça marche : tu choisis une formule avec les pièces que tu souhaites recevoir dans ta box, tu les reçois directement chez toi, tu profites de ces vêtements autant que tu le souhaites, puis tu réitères l’expérience (ça peut même être plusieurs fois par mois). Tout ça pour une somme mensuelle au préalablement établie quand tu choisiras ta formule. Le concept est super cool : ça t’évite d’acheter du neuf, et tu peux régulièrement changer ta garde-robe. Donc si tu es du genre à vite te lasser, ça devrait te plaire !

Créer ses propres vêtements, ou l’upcycling

Redonner vie à des vêtements que tu ne portes plus, ou transformer ceux que tu pourrais trouver en friperies, tu y as pensé ? C’est ce qu’on appelle l’upcycling ou le surcyclage. Pas besoin d’épiloguer là-dessus : c’est un moyen de récupérer un produit destiné à être jeté en le remettant au goût du jour. Si tu es de nature créative, que tu aimes la couture ou que tu voudrais t’y mettre, upcycler tes vêtements devrait t’emballer.

Pour t’inspirer, on te laisse avec ce superbe tutoriel très accessible :

Le troc

Tu as déjà échangé tes vêtements et accessoires avec d’autres personnes ? Ça peut être avec tes ami.e.s, des membres de ta famille ou même des inconnu.e.s… Ou peu importe. Une chose est sûre : le troc peut être une superbe alternative, même si on y pense peu.

Se remettre en question quant à sa façon de consommer

Acheter mieux, c’est super, et c’est ce qu’on vient de t’expliquer. Toutefois, s’il y a bien une chose significative que tu pourrais faire : c’est acheter moins. Même si tu aimes la mode, demande-toi avant chaque achat pourquoi tu te laisses tenter ? As-tu vraiment besoin de cette pièce ?

La clé réside surtout dans notre manière de consommer. Tu le sais, sur Ethikalia on est contre la culpabilisation, pour la bienveillance, et on pense que changer les consciences passe avant tout par l’échange, la discussion et l’apprentissage. Une chose est sûre, les alternatives que l’on t’a proposées sont plus éthiques, seront bénéfiques pour la planète et pourront t’aider à transiter vers une autre façon de consommer. On te suggère quand même de faire une introspection, d’essayer d’analyser ton positionnement quant à ta manière de consommer, car c’est LÀ que tu pourras avoir un véritable impact.


On espère que cet article t’aura plu et t’aidera à trouver la solution qui te correspond pour concilier ton amour pour la mode et tes convictions écologiques. Comme tu l’as vu, de nombreuses alternatives existent, alors à toi de jouer pour adopter celle qui résonne le plus en toi.

N’hésite pas à nous faire des retours et à partager ton opinion sur le compte instagram d’Ethikalia. C’est toujours intéressant de pouvoir échanger avec toi. A très bientôt dans un prochain article.

Cosmétiques biologiques : plus sûrs ?

Le monde de la cosmétique biologique est vaste et complexe. À première vue, on aurait tendance à penser que les cosmétiques biologiques seraient meilleurs pour notre santé, mais est-ce réellement le cas ? Pour essayer de répondre à cette question alambiquée, Ethikalia te donne quelques clés. Dans cet article on t’explique comment un cosmétique est certifié bio, les avantages présentés par ce type de produits, mais aussi quelques mises en garde évidentes… C’est parti !

Comment un cosmétique est-il labellisé bio ?

Tu le sais probablement, mais pour qu’un cosmétique soit considéré comme bio, il faut qu’il soit certifié par un label biologique. Tu as sans doute déjà entendu parler d’Ecocert, de Cosmébio ou encore de Nature & Progrès qui font partie des labels bio les plus connus du monde de la cosmétique.

Chaque label présente des critères bien précis qu’un cosmétique doit respecter s’il veut être certifié. Un contrôle est bien entendu effectué afin de vérifier que le cahier des charges est respecté par la marque avant de lui délivrer le label.

Il est important de préciser que chaque label a son propre cahier des charges, tous les labels biologiques du monde de la cosmétique ne se valent donc pas.

Les avantages de la cosmétique biologique

  • Compositions nettement plus saines que d’autres produits conventionnels
  • Certains ingrédients toxiques interdits, tels que les huiles minérales issues de la pétrochimie par exemple que l’on retrouve notamment dans des soins non-biologiques
  • Packagings généralement plus respectueux de l’environnement
  • Produits moins irritants que d’autres produits conventionnels
  • Matières premières plus qualitatives car plus naturelles que certains ingrédients d’autres produits conventionnels

Biologique ne veut pas dire naturel

Nous sommes enclins à nous méprendre quant aux termes « bio » et « naturel ». Il est nécessaire de redéfinir chacun de ces mots, car contrairement à ce qui est communément admis un cosmétique biologique n’est pas nécessairement naturel.

En effet, sache qu’un cosmétique biologique est en moyenne composé au minimum de 95% d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle, ainsi que d’un minimum de 10% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique. Bien évidemment, ces pourcentages dépendent des labels, mais c’est en moyenne les critères qu’un cosmétique biologique se doit de respecter.

Première remarque : le pourcentage d’ingrédients issus de l’agriculture biologique exigé par le cahier des charges de la majorité des labels reste relativement faible. Deuxième remarque : si les ingrédients dits « d’origine naturelle » sont admis aux côtés des ingrédients « naturels », il convient bien de différencier ces deux termes. Un ingrédient naturel n’a par définition subi aucune transformation, alors qu’un ingrédient d’origine naturelle, lui, a été transformé. Cela veut dire qu’on peut retrouver dans nos soins cosmétiques biologiques des ingrédients pas si naturels que cela.

Attention, ce n’est pas pour autant que ces ingrédients transformés sont nocifs, toutefois un soin cosmétique biologique composé de ce genre d’ingrédients ne devrait pas être revendiqué comme étant entièrement « naturel ».

Conclusion : ce n’est pas parce qu’un soin que tu achètes est certifié bio qu’il est plus qualitatif qu’un soin confectionné par un artisan soucieux de ses compositions, mais qui lui n’est pas labellisé faute de moyens ou d’envie. On te le répètera encore et toujours, pour être sûr de la composition de ce que tu achètes, il n’y a rien de tel que de décoder l’étiquette du produit.

Attention aux labels

On doit brièvement évoquer un autre sujet afin que tu sois le plus informé possible : celui de la fiabilité des labels. Il existe de nombreux labels biologiques dans le secteur de la cosmétique, il est donc difficile de s’y retrouver. Comme évoqué précédemment, chaque label ayant ses exigences : certains ont une concentration plus importante d’ingrédients issus de l’agriculture biologique par exemple.

On t’invite à aller consulter ce tableau passant en revue les labels bio en cosmétiques, et plus précisément les points forts et les points faibles de chacun. Il te permettra au moins de te faire une idée des potentielles divergences entre les labels.

On te conseille de privilégier les soins labellisé par le label qui t’inspire le plus. Et dans la mesure du possible, apprends à avoir le réflexe de décrypter les étiquettes compositions de tes produits.

Conclusion : les cosmétiques biologiques ne sont pas systématiquement plus sûrs

Tu l’auras compris, les cosmétiques labellisés bio ne sont pas nécessairement plus sûrs. Leur composition est généralement meilleure que bien d’autres produits conventionnels, et c’est déjà top, néanmoins ceci n’est pas une vérité absolue. Aujourd’hui de nombreux artisans et petites marques se lancent dans la fabrication de soins cosmétiques dont la composition est réellement clean (et tout ça sans greenwashing, on adore). Même si leurs produits ne sont pas certifiés, ils sont parfois bien meilleurs pour la santé que des produits labellisés.

Ethikalia te suggère donc d’essayer de consommer plus consciemment, en n’ayant pas une confiance aveugle en tout produit certifié bio. Tu l’auras compris, pour être sûr d’un soin que tu achètes, rien de tel que de se renseigner sur la marque et surtout de décoder l’étiquette pour en avoir le coeur net.


Pour approfondir tes connaissances sur le sujet (car il est impossible de tout aborder en un simple article), on t’invite à visionner cette vidéo :

La Quotidienne – Cosmétiques bio : qu’est-ce que ça vaut ? (2017)



On espère que cet article te permettra de te faire une meilleure idée de ce que sont les cosmétiques biologiques, comment fonctionne leur certification en bio… N’hésite pas à nous faire des retours sur ce que tu penses de la cosmétique bio. A très bientôt dans un nouvel article !

Greenwashing : l’art de faire en sorte qu’un produit ait l’air sain et écologique

Dans cet article, Ethikalia t’explique ce qu’est le greenwashing aussi connu sous le nom d’écoblanchiment. On analyse comment les entreprises s’en servent afin que leurs produits paraissent plus écologiques et respectueux de notre environnement. Découvre comment ne plus tomber dans le panneau !

Qu’est-ce que le greenwashing ?

Le greenwashing, ou bien encore l’écoblanchiment est pratiqué par les entreprises souhaitant verdir leur image alors que leur activité continue d’être polluante. Cette technique marketing, très peu éthique, est pratiquée notamment par le biais de la publicité.

En effet, les sociétés faisant du greenwashing basent leur stratégie publicitaire sur un tas d’arguments écologiques qu’elles revendiquent. Le respect de l’environnement étant au cœur de la tendance depuis quelques années maintenant, les entreprises surfent sur la vague et abusent souvent de ce type de discours.

En somme, grâce à des techniques bien précises et un discours minutieusement construit, elles font en sorte que le produit qu’elles proposent ait l’air sain et écologique. Le consommateur se retrouve donc facilement trompé par ces marques adeptes du marketing vert.

Savoir repérer le greenwashing ? Quels en sont les codes ?

Les couleurs

N’as-tu pas remarqué les changements de logos de nombreuses marques ces dernières années ?

Source : acteurdurable.org

Comme tu peux le constater les logos et les packagings sont faits de nuances de vert. Et ce n’est pas anodin. Ainsi, dans la tête du consommateur le produit paraît plus responsable et respectueux de l’environnement, alors que derrière cette façade très peu de choses ont changé.

La première règle est donc de ne pas systématiquement se fier aux couleurs : trop de vert, ce n’est pas bon signe.

Les termes utilisés

Le consommateur peut également se faire tromper par le vocabulaire employé par la marque. La répétition des mots tels que « bio » ou « éco » peut nous induire en erreurs.

La polémique autour du biocarburant de Total datant de juillet 2019 est extrêmement parlante. Total s’est lancée dans la production d’un carburant « vert » appelé le biocarburant. Avec un nom pareil, tout porte à croire qu’il est respectueux de l’environnement. Pourtant, de nombreuses associations environnementales se sont indignées puisque ce carburant est notamment fabriqué à partir d’huile de palme. Les plantations d’huiles de palme sont en grande partie responsables d’une déforestation massive, donc d’un désastre environnemental, ce biocarburant ne peut donc pas se prétendre plus écologique.

Tout ça pour t’expliquer qu’il est nécessaire d’être vigilant face aux mots employés par les entreprises. Certains sonnent plus écolo que d’autre, alors que ce à quoi ils renvoient n’est pas du tout respectueux de notre planète.

Le décor des publicités

De la même façon que les couleurs, les décors des campagnes publicitaires peuvent être trompeurs. Ce n’est pas parce qu’un produit est mis en avant en pleine nature qu’il est forcément respectueux de l’environnement. Cela va de soi, mais inconsciemment ce type de décor peut créer de la confusion dans l’esprit des consommateurs.

Les labels

Nous aurons l’occasion d’aborder le sujet des labels bien plus en profondeur, mais là encore il faut faire attention. Le problème des labels c’est qu’il y en a BEAUCOUP. Certains sont fiables, mais ce n’est pas le cas de tous. Le mieux est donc de se renseigner quant aux différents labels, Ethikalia se chargera de décrypter tout cela dans un prochain article.


Avis à toutes les entreprises : on vous partage un guide très intéressant « Le guide anti greenwashing » qui vous est destiné. Le but est de vous aider, vous entreprises, à adopter une communication JUSTE, mais aussi que vous puissiez vérifier si votre façon de communiquer ne relève pas elle-même du greenwashing.


On espère que cet article t’auras permis de comprendre un peu mieux ce qu’est le greenwashing et comment cela fonctionne dans les grandes lignes. Pour aller plus loin, on t’invite à aller regarder ce reportage si la thématique t’intéresse :

Cash investigation – Marketing vert : le grand maquillage

Décrypter les étiquettes des soins cosmétiques

Les compositions des produits cosmétiques ne sont pas toujours simples à comprendre. Si on ne maîtrise pas le jargon utilisé, on peut avoir des difficultés à savoir de quoi est exactement composé un produit. Dans cet article, Ethikalia t’aide à acquérir quelques bases pour décoder les étiquettes de tes soins cosmétiques.

Comment est construite l’étiquette composition d’un produit cosmétique ? 

L’ordre des ingrédients 

Les ingrédients sont obligatoirement cités dans un ordre bien précis selon le Règlement Cosmétique Européen (2013). L’étiquette commence avec le composant le plus utilisé et se termine par celui qui l’est le moins dans le soin final. Par exemple, tu retrouveras bien souvent l’ingrédient “Aqua” (Eau) dans tes crèmes en premier, car l’ingrédient principal d’une crème n’est autre que l’eau. Tu comprends la logique ?

L’ordre des ingrédients te donne donc une idée de leur quantité dans le produit final. Si tu te rends donc compte qu’un composant nocif est en début de liste, le produit en question est doublement à éviter.

La langue utilisée

La réglementation veut qu’une nomenclature bien spécifique soit utilisée pour nommer les ingrédients. La liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) a été élaborée en 1973 et son utilisation est obligatoire en Europe pour tous les cosmétiques depuis 1998. Cette uniformisation peut au moins aider à la compréhension des étiquettes une fois qu’on a compris comment elles sont construites. Les ingrédients issus de plantes sont en latin, et les substances chimiques en anglais

Les ingrédients nocifs à éviter 

Les silicones 

Tous les composants se terminant par -cone -one ou -xane font partie de la famille des silicones. Certains d’entre eux sont des perturbateurs endocriniens. Par ailleurs, le silicone n’étant pas biodégradable, il est polluant pour l’environnement.

Les parabens

Les parabens se reconnaissent facilement dans une liste d’ingrédients puisqu’ils se terminent généralement par -paraben. Mais pas toujours, reste donc sur tes gardes ! Ces conservateurs synthétiques sont soupçonnés d’être cancérigènes et perturbateurs du système endocrinien.

Les polymères

Les polymères proviennent directement de la pétrochimie. Apparaissant souvent sous le nom de polyéthylène glycol (PEG) ou propylène glycol (PG), ces substances sont contenues dans de nombreux produits tels que les shampoings, les crèmes hydratantes… Leur fabrication est extrêmement polluante.

Les paraffines

Les différentes sortes de paraffines sont fréquemment utilisées dans les soins cosmétiques. Elles aussi sont issues du pétrole, leur caractère toxique est donc à considérer.

Les sulfates

Les sulfates sont très présents notamment dans les shampoings car ce sont des tensio-actifs permettant de faire mousser et de créer une texture agréable. Il convient de les éviter car ils sont irritants. D’autre part, certains sulfates ont été reconnus comme étant cancérigènes, mais ce n’est pas le cas de tous. Certains comme le sodium lauryl sulfate et l’ammonium lauryl sulfate sont autorisés en cosmétique biologique. Prête tout de même attention à leur présence dans les soins que tu utilises.

Nous t’avons mentionné les composants nocifs principaux sans trop rentrer dans les détails puisque ce n’est pas l’objet de l’article, mais sache qu’il y a bien d’autres substances toxiques dans les soins cosmétiques. On t’invite à rester jusqu’à la dernière partie de l’article dédiée aux outils qui t’aideront à décoder les étiquettes avec précision. 

Attention au greenwashing

Prendre le temps d’essayer de comprendre l’étiquette des ingrédients est plus fiable que de faire confiance aux mentions sur les packagings des soins cosmétiques. Bien souvent certains produits se vantent d’être naturels, biologiques , mais ce n’est qu’une couverture. On te conseille donc dans la mesure du possible de te fier à la liste d’ingrédients. On t’en parlera plus précisément dans un article dédié à la pratique du greenwashing.

Les bons outils pour t’aider à décoder les étiquettes des cosmétiques

Sur le site La vérité sur les cosmétiques, tu trouveras une liste de TOUS les composants qui peuvent se retrouver dans tes soins. On te conseille de t’appuyer sur ce site pour décrypter minutieusement les étiquettes. Chaque composant est évalué selon sa qualité ou le danger qu’il peut représenter.

Si tu veux en savoir plus sur la réglementation relative aux produits cosmétiques, on te suggère d’aller lire l’article dédié à ce sujet disponible sur le site du ministère de l’économie des finances et de la relance.

Il y a également certaines applications qui s’occupent de décrypter les étiquettes des soins cosmétiques à ta place, mais certaines applications ne prennent pas tous les ingrédients, allergènes etc. en considération. Veille donc à être conscient des limites potentielles de ces apps, ou du moins à en choisir une fiable tel que INCI Beauty par exemple.

Une chose est sûr, plus ta liste d’ingrédients sera courte, mieux ce sera ! Et plus ton produit sera fabriqué consciemment, par un artisan soucieux de concocter un produit sain, meilleur il sera pour ta peau. Il n’y a pas de secrets.


Pour aller plus loin, Ethikalia t’invite à regarder ce reportage si tu as envie d’en apprendre davantage :

Emission 36.9 sur RTS – Cosmétiques : si vous saviez tout ce qui traverse la peau

A très bientôt sur le blog pour un prochain article. D’ici là n’oublie pas : le monde n’a pas besoin d’un écolo parfait, mais de plein d’individus faisant leur part à leur façon.

Manger local : est-ce réellement meilleur pour la planète ?

Tu as sans doute déjà entendu que pour mener un mode de vie plus éco-responsable il était préférable de manger local. Mais t’es-tu déjà demandé sur quoi se basait-t-on pour affirmer cela ? Manger local, est-ce réellement plus écologique ? Ethikalia t’explique dans quelles mesures cette démarche est effectivement meilleure pour la planète, tout en apportant quelques nuances.

Manger local, ça veut dire quoi ?

Manger local consiste à consommer des produits élaborés ou cultivés proche de chez soi (soit à moins de 500 km).

Faire ses courses au marché, choisir exclusivement des produits fabriqués aux alentours de chez soi à l’épicerie, ou bien acheter ses fruits et légumes au maraîcher le plus proche… Bref, il y a mille et une façons de consommer local.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes sont adeptes de cette façon de vivre et de consommer pour différentes raisons que nous allons évoquer tout de suite.

Les nombreux points forts de la consommation locale

Le goût et la qualité des produits

Plus un produit est consommé frais, plus son goût est marqué et délicieux. Bien souvent, la saveur des aliments peut-être altérée de par le transport et le temps qui s’est écoulé jusqu’à ce qu’ils soient consommés. Manger local est donc un moyen de consommer des produits qui feront le bonheur de tes papilles !

En plus de cela, les aliments frais et mangés rapidement après être récoltés sont bien plus riches en vitamines et minéraux. S’alimenter de fruits et légumes locaux notamment peut donc être meilleur pour la santé. À condition qu’aucun produit nocif n’ait été utilisé pour la culture de ces produits bien entendu.

La traçabilité des aliments

L’avantage quand on consomme local, c’est qu’on sait parfaitement ce que l’on a dans notre assiette. On peut aisément connaître la façon dont le produit a été fabriqué, on sait précisément d’où il vient… C’est l’un des points forts de la consommation locale.

Soutenir les producteurs et l’agriculture locale

Manger local est également une façon de faire vivre les producteurs de son département. Consommer des produits de proximité, c’est soutenir une économie locale et ainsi lui donner la chance de pouvoir perdurer dans le temps. Puis on ne va pas se mentir, c’est tout de même plus agréable de privilégier les circuits courts afin d’avoir des rapports plus étroits entre producteurs et consommateurs, tu ne trouves pas ?

Faire des économies

Le troisième avantage considérable de la consommation locale concerne l’argent. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, consommer local ne coûte pas plus cher, bien au contraire. Avec le coût du transport en moins, le prix des fruits et légumes de saison par exemple ne coûte pas plus cher qu’au supermarché.

Évidemment, tout dépend ce que tu achètes, mais si tu consommes réellement des produits de ta région et de saison, tu seras surpris de constater que manger local est aussi bon pour ton porte-monnaie.

Préserver la planète

D’une façon générale, consommer local est plus écologique, mais c’est aussi ce point-là qu’Ethikalia voudrait nuancer.

Affirmer que manger local est 100% écologique : pas tout à fait

En effet, nous avons tous déjà entendu que manger local était bon pour la planète : et c’est vrai. Néanmoins il y a tout de même une nuance à apporter à ce propos notamment lorsqu’il s’agit de la question du transport.

On entend souvent que manger local est plus responsable car privilégier les circuits courts pollue moins. C’est précisément ce propos qu’il est nécessaire de mesurer.

Contrairement à ce que l’on pense, le taux d’émissions de gaz à effet de serre émis par le transport est minime. De nombreuses études ont montré qu’il représentait uniquement 11% de ces émissions. Globalement, ce qui est à l’origine de la pollution relève plus de la production que du transport.

Par conséquent, il y a des cas particuliersconsommer local s’avère être extrêmement polluant. Produire certains aliments dans des régions où ni le climat ni la saison ne sont propices à ce genre de cultures conduit à dépenser beaucoup trop d’énergie (des serres surchauffées, une irrigation excessive…). Le produit final a beau être local, il est tout aussi polluant.

Conclusion : manger local oui, en faisant preuve de bon sens

Tu l’auras compris, consommer local est bel et bien plus écologique et bon pour la planète, à condition de faire preuve de bon sens. Il suffit que tu veilles à acheter des produits de saison qui se cultivent facilement et naturellement près de chez toi, et le tour est joué.


Ethikalia espère que cet article t’aura intéressé.e. Il aura au moins l’avantage de te montrer que rien n’est jamais ni tout blanc ni tout noir, et qu’il est extrêmement important de se renseigner notamment lorsqu’il s’agit de sujets aussi complexes que l’écologie. L’important est que tu trouves la méthode qui te correspond pleinement afin que tu puisses toi aussi faire ta part.


Pour aller plus loin :

Le magazine du Pays Basque : Courts circuits : une autre façon d’acheter et consommer au Pays basque